jeudi 10 août 2017

Neymar : Une propagande Qatar Daech pour 222 millions d’Euros, le salaire mensuel de 4,4 millions d'Africains



Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 10/08/2017

Le Qatar a payé l'équivalent de
4,4 millions de fois
le salaire (à 50 €)
que Vincent Bolloré
verse aux paysans
du Cameroun (infra)

222 millions d’Euros c’est 200 000 SMIC mensuel en France
222 millions d’Euros c’est 444 000 RSA mensuel
222 millions d’Euros c’est 4,4 MILLIONS de salaires africains mensuels (si l’on prend pour référence le salaire versé par Bolloré qui correspond à peu près au salaire moyen en Afrique Subsaharienne).

C’est aussi ce qu’a versé l’émir du Qatar Al-Thani à Neymar pour son transfert vers le PSG.

« Tandis que les supporteurs s’imaginaient que le coup fourré contre le FC Barcelone pour exfiltrer Neymar, à coups de millions, vers Paris se jouait dans les bureaux parisiens du PSG, la partie se négociait à Doha, où l’émir Al-Thani sortait le carnet de chèques. » Le Canard Enchaîné

Le Qatar a payé l'équivalent de 4,4 millions de fois le salaire (à 50 €) que Vincent Bolloré verse aux paysans du Cameroun

La quasi totalité des commentateurs de l’actualité expliquent que ce transfert est un outil de propagande de l’État du Qatar.
Frederic Pagès du Canard Enchaîné dénonce le fait que le Qatar a trouvé dans le footballeur Neymar son effigie publicitaire.

« Suivez la fine analyse : en butte à l’embargo de ses puissants voisins – Arabie saoudite en tête-, accusé de soutenir le « terrorisme » (traduire « l’Iran »), le minuscule Qatar a trouvé le moyen démontrer qu’il existe, qu’il rayonne, que sa seule cible est la prochaine coupe d’Europe, qu’il s’occupe de tirer des pénaltys plutôt que des missiles. Briller à Paris pour emmouscailler Riyad et Le Caire, ce n’est plus du foot c’est du billard ! Un spécialiste de la « géopolitique l’explique (Le parisien 5/8 ) : « Quand les réserves gazières s’épuiseront, d’ici quarante ou cinquante ans, le pays devra être une plaque tournante internationale du sport international. »

LE QATAR FINANCIER DU TERRORISME FAIT SA PROPAGANDE A TRAVERS NEYMAR

Le Qatar n’est pas un pays ordinaire. C’est un mini État qui a pour particularité de financer l’organisation terroriste Daech organisatrice de nombreux attentats partout dans le monde.
Wikileaks prouve à travers les mails d'Hillary Clinton le financement et l'aide logistique du Qatar auprès de l'organisation terroriste Daech.

"Les gouvernements de l'Arabie saoudite et du Qatar auraient financé le groupe terroriste Daech et lui auraient fourni un soutien logistique, estime Wikileaks, se référant à plusieurs courriels de l'ancienne secrétaire d'État des États-Unis, Hillary Clinton. « À mesure que cette opération militaire/semi-militaire avance, nous devons utiliser nos ressources diplomatiques et des méthodes de renseignement plus traditionnelles pour exercer une pression sur les gouvernements de l'Arabie saoudite et du Qatar, qui fournissent un appui financier et logistique à Daech, ainsi qu'à d'autres groupements sunnites radicaux dans la région », lit-on dans les extraits des courriels de Clinton, rendus publics par Wikileaks." Sputnik

Le Qatar, un tout petit pays, financier de l’organisation terroriste Daech, comme tout le monde le sait, achète un joueur populaire pour redorer son image et nous faire oublier ces gens morts dans des attentats un peu partout à cause d’eux.
Oubliés les 84 morts à Nice, les 130 morts du Bataclan, les 16 morts à Grand-Bassam  ou ces 38 morts à Sousse auxquels il faut ajouter les morts chaque jour en Syrie, en Irak (on dénombrait 9565 et 1834 victimes d'attentats et 3165 victimes d’exécutions en 2015 dans ces deux pays).


NEYMAR AU PSG : "UNE BONNE NOUVELLE" POUR MACRON QUI FEINT DE COMBATTRE LE TERRORISME

Le transfert de Neymar à 222 millions d'Euros est "une bonne nouvelle" pour celui qui supprime les libertés des Français sous prétexte de terrorisme.
"«C'est l'attractivité. Oui, c'est une bonne nouvelle», a ainsi confié le président Emmanuel Macron, interrogé par la presse le 3 août, peu avant l'annonce du rejet par la Ligue espagnole de football du paiement de la clause libératoire de 222 millions d'euros, permettant le départ de la star du club catalan vers celui de la capitale française." RT

"Une bonne nouvelle", la propagande Qatar Daech en France !
Quand les attentats se multiplient et les familles de victimes continuent à pleurer l'être aimé mort trop tôt, Macron est heureux d'accueillir le Qatar financier du terrorisme en France !


Macron qui dit vouloir combattre le terrorisme et qui sous ce motif crée l’état d’urgence permanent en intégrant dans le droit privé les lois d’exceptions de l’État d’urgence accueille en grande pompe le Qatar et son trophée Neymar.
222 millions d’euros de gaspillage dépensier ne suffisent pas, il faut en plus illuminer la Tour Eiffel.
Un gaspillage d’énergies à l’heure où la Terre se meurt à cause du couvercle carbone et d'argents (l'installation coûte 50000 euros) à l'heure où dans cette même ville de Paris des hommes des femmes et des enfants dorment dehors toutes les nuits ...
« La Ville de Paris a accédé à la demande du Paris Saint-Germain de mettre en place un éclairage événementiel sur la Tour Eiffel, saluant l'arrivée de Neymar à Paris », a-t-elle  indiqué dans un communiqué de presse . Selon  des informations révélées par LCI , le coût de cette installation se serait élevé à plus de 50.000 euros. Les Echos
CONCLUSION

La célèbre expression "du pain et des jeux" pour décrire le système esclavagiste romain qui, pour avoir la paix sociale, donnait à la fois de la nourriture et du divertissement au ""prolétarius" (citoyens pauvres) est toujours d'actualité.
Mais le jeu "football" avec le club PSG en France est financé par des criminels financiers de Daech, les qataris.
Au bout du footballeur fétiche du PSG Neymar, il y a la mort...
Neymar en France accueilli en grande pompe c'est un crachat à toutes les victimes de Daech et leurs familles !

lundi 7 août 2017

Les démocrates américains étaient des fouetteurs d'esclaves




« Les démocrates américains étaient des fouetteurs d’esclaves » c’est le titre d’une chanson de Yanick Toutain..








C’est aussi la vérité historique.
Le parti démocrate américain représenté aujourd’hui par les soutiens aux terroristes de Daech que sont Clinton et Obama était au 18° et 19° le parti des esclavagistes.
La quasi totalité des esclavagistes fouettaient leurs esclaves pour les punir ou parce qu’ils pensaient que en les battant leur productivité serait plus importante.
« Dans l’excellente petite synthèse qu’il a consacré au sujet, l’historien Jean Meyer énumère quelques-unes des inventions essayées par les maîtres sur leurs « meubles » récalcitrants : le cachots, les fers, les mutilations bien sûr, mais aussi d’étranges couronnes de fer garnies de hautes cornes que des malheureux étaient condamnés à porter en permanence pour les empêcher de se cacher dans la broussaille » p 308 François Reynaert Nos ancêtres les gaulois et autres fadaises, fayard, 2010
Cette révolution américaine n’est pas celle du peuple comme on veut nous le faire croire.
Elle est celle des plus riches des États Unis qui voulaient à la fois s’affranchir de la tutelle du Royaume Uni et pouvoir s’enrichir encore et toujours sur le dos des esclaves - ex travailleurs libres pris à l’Afrique - et des Awoniens (amérindiens) exterminés.

Le commerce triangulaire se met en place à partir du XVI°. Des navires chargés d’objets divers partent des ports européens pour accoster sur les côtes d’Afrique subsaharienne où ils échangent ces pacotilles contre des Africains qui viennent d’être raflés. Ces hommes et ces femmes sont mis de force dans les bateaux qui traversent l’Atlantique pour les Amériques. Là, les Africains sont vendus comme esclaves à des planteurs.

Au 18° siècle, ce commerce était florissant.

La Révolution américaine a démarré dans ce contexte.

LES USA : UNE NATION CONSTRUITE
SUR LA SUEUR ET LE SANG DES ESCLAVES


La révolte des colons du Massachusetts en 1775 contre la monarchie britannique qui leur imposait des impôts trop lourds a débuté la Révolution américaine.
Dès 1776, la Virginie s'est déclarée territoire indépendant et la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique a été écrite.
La France vient en aide aux Insurgents à partir de 1777.
En 1783, le traité de Paris est signé. Il marque la fin de la guerre entre Insurgents et Anglais et la reconnaissance des États-Unis.

La Constitution américaine est adoptée entre 1787 et 1790 par les 13 États fédérés.

LES TEXTES FONDATEURS QUI LÉGALISENT L’ESCLAVAGE


On a l’habitude d’entendre en Occident que la Constitution américaine est un modèle, qu’elle est le premier texte inspiré de l’esprit des lumières et qu’elle respecte l’être humain.

Ceux qui en font la propagande ne sont pas gênés par le fait que les Africains puissent être payés 1/20ème du salaire des Français et qu’ils vivent presque 30 ans de moins qu’un occidental. Donc, nous ne étonnons pas que ces classes privilégiées qui écrivent les manuels d’histoire considèrent que la Constitution américaine est respectueuse de l'être humain.
Car, ces gens ont pris l’habitude d’oublier les « esclaves », les planteurs du 18ème comme les esclaves de Bolloré du 21ème siècle
Les humains respectés par la Constitution américaine étaient les immigrés et descendants d'immigrés d’Europe . Pour eux, les textes fondateurs et notamment la Déclaration d’indépendance, prévoient le droit au bonheur, la tolérance religieuse, l’instruction publique.
« Son préambule, inspiré par les idées les Lumières, proclamait le droit à la liberté, à la vie et au bonheur pour les colons. » La révolution américaine wikipédia

Mais, bien entendu, tout ces bienfaits humanistes ne concernaient ni les Awoniens (amérindiens) ni les esclaves.
Le représentant du Maryland, Luther Martin, a contesté le fait que la déclaration d’indépendance ne condamnait pas l’esclavage.

« Luther Martin, représentant de son État à la convention de Philadelphie, refusa de signer la constitution de 1787 parce qu’elle ne condamnait pas l’esclavage explicitement. » wikipédia Révolution américaine

Pour l’historien Howard Zinn, la révolution américaine a légitimé le système esclavagiste et l’extermination des Awoniens :
« La condition sociale inférieure des Noirs, l’exclusion des Indiens, la suprématie assurée des riches sur les pauvres dans la nouvelle société américaine – tout cela existait déjà dans les colonies lorsque débuta la Révolution. Une fois les Anglais évincés, on put l’inscrire sur le papier, le consolider, le régulariser et même le légitimer dans la lettre même de la Constitution des Etats-unis, élaborée lors d’une convention réunissant à Philadelphie, les chefs révolutionnaires. » Histoire populaire des États-Unis p 108
Deux groupes sociaux bourgeois constituaient les plus riches des États-Unis, les esclavagistes du Sud et les riches marchands du nord.

Pour contenter les propriétaires d’esclaves, les textes fondateurs ont pris soin de surtout ne rien inscrire qui aurait pu empêcher les esclavagistes de poursuivre leurs activités.
« La Constitution fut donc un compromis entre les intérêts des esclavagistes du Sud et ceux des affairistes du Nord. Dans le but d’unifier les treize états en un unique grand marché commercial, les délégués du Nord souhaitaient une réglementation des échanges entre les États et insistaient sur le fait que de telles lois ne requièrent pour être votées que la majorité des votes au Congrès. Le Sud accepta, mais en échange de la promesse que l’on autoriserait le commerce d’esclaves à se poursuivre pendant encore vingt ans avant de songer à l’interdire"  Howard Zinn Histoire populaire des États-Unis p 118

 LE PARTI DÉMOCRATE : LE PARTI DES ESCLAVAGISTES DE LA RÉVOLUTION AMÉRICAINE


Pourtant, parmi la population vivant aux États-Unis à l'époque, les propriétaires d'esclaves représentaient un groupe minoritaire.

«Malgré tout, seule une petite minorité de Blancs dispose d'esclaves: sur 6 millions de Blancs dans les États du Sud en 1850, 347000 possèdent des esclaves" wikipédia Histoire des États Unis
Bien que peu nombreux, les esclavagistes étaient très puissants. Pour défendre leurs intérêts, ils ont fondé le Parti démocrate en 1776.
L'historien Charles Beard a montré à quel point les institutions mises en place par la Révolution Américaine ont permis aux plus riches dont les esclavagistes font bien sûr partis d'accroître leurs exploitations et de s'enrichir encore plus.
«Au début du XX° siècle, l’historien Charles Beard exposait une autre vision de la Constitution américaine (qui provoqua colère et indignation, et même un éditorial vengeur du New York Times). Dans son livre An Economic Interpretation of the Constitution, Beard affirmait que, « dans la mesure où le premier objectif d’un régime est – en dehors de la simple répression de la violence physique – d’édicter des règles qui régissent les rapport de propriété entre les membres d’une même société, les classes dominantes dans les droits doivent être ainsi définis cherchent inévitablement à obtenir du gouvernement que ces règles soient compatibles avec les intérêts les plus nécessaires à la continuation de leurs stratégies économiques. A moins, évidemment, qu’ils ne contrôlent eux-mêmes les instances de gouvernement». En bref, Beard affirme que les riches doivent dans leur propre intérêt soit contrôler directement le gouvernement soit exercer un contrôle sur les lois au travers desquelles le gouvernement opère."p 109

Après la révolution, les inégalités se sont aggravées. Les révolutionnaires américains ont construit un arsenal juridique pour protéger leurs privilèges. Cet arsenal leur a permis de s’enrichir encore plus.
Mais surtout cette constitution américaine a été le garant des énormes crimes que ces classes privilégiées vont commettre après la révolution américaine.
Les esclaves et les Awoniens n'étaient pas inscrits dans la constitution. Ils n'étaient pas considérés comme des êtres humains à part entière, les capitalistes originaires d'Europe vont donc tuer, torturer, humilier les Awoniens (amérindiens) et les esclaves originaires d'Afrique.

Ils ont exterminé 95 % des Awoniens (Indiens d'Amérique, enfants d'Awonawilona)

Liberté volée, nom volé, Histoire volée : le sort tragique des esclaves et de leurs descendants en Amérique

CONCLUSION

Les USA sont aujourd’hui la puissance mondiale la plus riche qui dirige la planète.

Ils sont présentés comme un modèle à suivre.
Sauf que la création de cette nation est basée sur une vaste imposture.
Le peuple américain n’a pas participé à cette révolution.
Les « révolutionnaires » de 1783, représentants les plus riches, ont mis en place un système politique leur permettant de garantir leurs privilèges en écrasant les plus pauvres.
Un système permettant à la fois à la Bourgeoisie de s’installer sur les terres des indiens en s’autorisant l’assassinat de 95% des Awoniens et aux esclavagistes de faire des bénéfices sur le sang et la sueur des Africains.

jeudi 27 juillet 2017

Omertafric : comment les médias cachent le passé de criminel génocidaire du nouveau chef d'état major François Lecointre

François Lecointre nouveau Chef d’Etat-major nommé par Macron
Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 27/07/17









LIRE AUSSI :


Génocide au Rwanda : "On nous a demandé de livrer des armes aux génocidaires" l'officier français Guillaume Ancel témoigne



"Un héros" ! Voilà comment Emmanuel Macron considère le général François Lecointre son nouveau chef d'Etat-Major des armées nommé le 19 juillet 2017
"François Lecointre a été nommé chef d’état-major des armées, mercredi 19 juillet en conseil des ministres, pour succéder à Pierre de Villiers, qui avait annoncé sa démission quelques heures plus tôt. M. Lecointre est « un héros, reconnu comme tel dans l’armée », a déclaré Emmanuel Macron lors du conseil, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner." Le Monde
Ce jeudi, Le Point, médiàfric aux ordres a sorti la brosse à reluire
À 55 ans, le général François Lecointre a donc succédé à Pierre de Villiers, démissionnaire. Ce choix du chef d'état-major des armées (Cema) par Emmanuel Macron n'a fait l'objet d'aucune contestation, tant son nom fait l'unanimité. « Il est brillant, intelligent, humain. Il est exceptionnel », dit un officier qui ne lui doit rien, mais ne tarit pas d'éloges. Les défis qui attendent le nouveau Cema sont pourtant de taille : il doit rasséréner des armées chamboulées par la polémique, tout en gérant une situation financière complexe
Même le Canard Enchainé de mercredi 26/7 feint de critiquer le nouveau CEMA : La journaliste
Le portrait du Canard Enchaîné de Lecointre n'évoque
même pas sa participation au génocide au Rwanda
palmipède Anne-Sophie Mercier sait pourtant que F. Lecointre fait partie des troupes génocidaires de l'opération Turquoise. Elle écrit :
"C'est un général parfait, ce n'est pas un général d'opérette, puisqu'il était au Rwanda, en Bosnie, en Côte d'Ivoire, au Kosovo"
Cette journaliste pourrait tenter de faire croire à de l'ironie si le mot "Rwanda" apparaissait à nouveau dans la suite de son article.
Mais non, pas un mot !!! Anne-Sophie Mercier respecte l'omertafric ! Pas un mot sur l'interview de Jacques Morel parue dans l'Humanité de lundi





FRANÇOIS LECOINTRE, NOUVEAU CHEF D’ÉTAT-MAJOR NOMMÉ PAR MACRON A DÉFENDU UN DES PIRES GÉNOCIDAIRES DES TUTSI ET
A COLLABORE AVEC LUI


Pourtant dans l'article de l'Humanité de vendredi, on découvre, qu'un "héros" pour Emmanuel Macron, c'est quelqu'un qui a défendu l'un des pires criminels génocidaires rwandais condamné à perpétuité, Alfred Musema et a collaboré avec lui.

C'est ce que nous apprend Jacques Morel, spécialiste du génocide au Rwanda qui a écrit "La France au cœur du génocide des Tutsi".



"Responsable des troupes, il collaborait avec le directeur de l’usine à thé, Alfred Musema, un des organisateurs du génocide dans la région de Bisesero. Nous en avons des preuves. Au moment de son procès au Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir), où il a été condamné à perpétuité pour génocide, une pièce à conviction déposée par sa défense est une lettre du capitaine Lecointre adressée à Musema. Dans cette missive datée du 18 juillet 1994, il l’informe qu’il va changer de secteur et qu’il laisse la région à un subordonné. Ce document montre que leurs relations étaient cordiales. Au lieu d’enquêter et de l’arrêter, Lecointre a collaboré avec lui. Ce ne sont pas les seuls éléments. Dans une lettre rédigée dans l’Ancre d’or datée du 18 juillet, le capitaine évoque les sauvetages d’enfants tutsis cachés chez des Hutus. Il y décrit des opérations de sauvetage qui se déroulaient la nuit, sans lampe, pour ne pas être repérés par les miliciens, qui, dit-il, « poursuivent leurs patrouilles de nuit ». Preuve que les Français ont laissé les miliciens opérer librement dans la zone « humanitaire sûre » décrétée par l’Hexagone début juillet. Cette zone humanitaire était sûre pour les miliciens, car ils pouvaient continuer à opérer sans être attaqués par le Front patriotique rwandais (FPR). De fait, le nouveau chef d’état-major défendait les auteurs du génocide rwandais. " L'Humanité

Alfred Musema celui que le nouveau Chef d'Etat-major nommé par Macron a défendu au tribunal quand il était jugé et condamné à perpétuité a tué des hommes et des femmes Tutsi en masse et violé des femmes.
"Alfred Musema-Uwimana dirige lui-même les bandes de tueurs qui pourchassent les Tutsi de la région de Bisesero. Il les transporte avec les véhicules de l’usine, manie lui-même le fusil, viole puis tue des femmes. Il était parmi les meneurs des attaques des 13 et 14 mai. Il participe à l’enfumage de la grotte de Nyakavumu fin mai où 300 Tutsi sont asphyxiés (ou 400 suivant les sources)."(Jacques Morel)
Revactu
Les crimes les plus sordides, inimaginables ont été commis par Alfred Musema.

"Le 13 [mai], j’ai vu Musema prendre Gorette Mukangoga ; elle était enceinte. Musema l’ouvrit d’un coup d’épée, disant qu’il voulait « voir le ventre d’une femme tutsie ». Il garda son sang-froid durant tout l’épisode. C’était atroce. J’ai vu nettement ce qu’il faisait. J’étais caché à proximité de l’endroit où Musema avait garé sa voiture rouge. J’ai continué de le voir à Bisesero après cela, nous tirant dessus sans cesse. 212"(témoignage) Revactu


Ce génocidaire était ultra protégé par l'Armée française.

"La dernière fois que j’ai vu Musema, c’était après l’arrivée des soldats français. Musema est venu et les survivants ont dit aux Français que cet homme était un tueur, qu’il avait réellement achevé des personnes. Les Français demandèrent à quelques personnes de témoigner, puis ils le laissèrent repartir."(témoignage)"– L’officier français commandant les troupes à Gisovu l’avise de son remplacement :
La pièce à conviction D81 est une lettre du capitaine Lecointre de l’armée française, adressée à Musema et datée du 18 juillet 1994. L’auteur de la lettre explique qu’il quittait la zone pour une autre et que le lieutenant Beauraisain était désormais chargé du commandement des troupes stationnées à Gisovu."
(extrait jugement TPIR) Revactu

Alors qu'il était possible pour chacun de savoir cette vérité en faisant une recherche en ligne.

Certains internautes dès le lendemain de la nomination de Lecointre dénonçaient le passé criminel de François Lecointre.









mardi 18 juillet 2017

115 ans après 1902, Jack London peut revenir faire ses photos du "peuple d'en bas" sur les trottoirs de Londres, Paris, Le Havre ou n'importe quelle ville du capitalisme impérialiste

Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 18/07/2017



" C’était ce sommeil qui m’intriguait. Pourquoi donc les neuf dixièmes de ces gens étaient-ils endormis, ou du moins cherchaient-ils à dormir ? Ce n’est que bien après que j’en connus la raison : un règlement, décrété par l’administration, interdit « aux sans-logis de dormir la nuit sur la voie publique ». » Le peuple d’en bas, chapitre VI Jack London (1903)

"On dort là dans la gare mais pas longtemps. Ils ferment à 5H et on a peur d'être agressées parce qu'on est des femmes alors on est fatiguées tout le temps." (deux femmes SDF en 2017 au Havre)







Le peuple d’en bas décrit par Jack London en 1902 vit toujours le même calvaire
Les SDF toujours plus nombreux dorment dans les rues de Londres, Paris, Francfort en 2017


En 1902 le célèbre écrivain Jack London décidait de vivre comme les SDF des rues de Londres pour rendre compte de leur vie, de ce dont était coupable le capitalisme.
Il en a écrit un livre « Le peuple d’en bas » et tiré des photos qui ont été publiées récemment dans un livre « Jack London photographe ».

LES PHOTOS DE SANS ABRIS DE LONDON EN 1902 :
115 ANS APRÈS, RIEN OU PRESQUE N'A CHANGE

Ce qui frappe en observant ses photos de SDF de Londres en 1902, c’est que 115 ans après, rien ou presque n’a changé.
Les espoirs des lendemains qui chantent grâce à une révolution mondiale dont rêvait le révolutionnaire Jack London n’ont pas vus le jour.
La Révolution russe de 1917 a semé des espoirs mais elle a été étouffée dans l’œuf par une classe sociale spoliatrice secondaire, la Formoisie, la bourgeoisie des diplômes.
Staline a tout fait pour détruite toutes les révolutions qui naissaient sur la planète pendant que les capitalistes américains aggravaient leurs méthodes fascistes à l’égard de tous les peuples en insurrection (Chili, Nicaragua, Honduras, Vietnam …. ).

Le peuple d’en bas en Occident a grossi ces trente dernières années.

Les photos saisissantes par l’inhumanisme imposé à ces hommes et ces femmes qui dormaient à même le sol dans les rues de Londres en 1902 reflètent la même réalité qu’aujourd’hui, 115 ans plus tard.
Nous pourrions presque penser que ces photos ont été prises en 2017 ! Il n’y a que les vêtements qui ont changé…


photo tiré du livre "Jack London photographe" intitulé
"Le Jardin de Spitafied  : un vent aigre et glacé soufflait, et toutes ces créatures se pelotonnaient »"

Cette photo de London nous montre des SDF qui cherchent à se réchauffer par tous les moyens, qui couvrent toutes les parties de leur corps, y compris le visage par des bouts de tissus pour se protéger du froid.
Si vous habitez une ville européenne, vous avez sans doute vu cela  …
Les SDF de la photo ne sont pas allongés sur les bancs alors qu’ils dorment ou cherchent à s’endormir visiblement. London nous donne l’explication dans son livre « le peuple d’en bas », un règlement interdisait aux SDFs de dormir la nuit sur la voie publique.

Jack London explique dans le peuple d’en bas que la nuit les SDF marchent, et épuisés, le matin, ils s'endorment.

« Nous montâmes l’étroite allée des graviers. Sur les bancs qui la bordaient, on pouvait voir des corps humains misérables et tout tordus, qui auraient permis à Gustave Doré de dessiner des vision plus diaboliques que celles qu’il a réussi à nous camper. Ce n’était qu’une confusion de haillons, de saleté, de maladies repoussantes, de plaies suppurantes, de chairs meurtries et figures bestiales. Un vent aigre et glacé soufflait, et toutes ces créatures se pelotonnaient dans leurs haillons, dormant pour la plupart ou bien s’y essayant. Ici, une douzaine de femmes, de vingt à soixante-dix ans s’étaient affalées sur les bancs. (…) C’était ce sommeil qui m’intriguait. Pourquoi donc les neuf dixièmes de ces gens étaient-ils endormis, ou du moins cherchaient-ils à dormir ? Ce n’est que bien après que j’en connus la raison : un règlement, décrété par l’administration, interdit « aux sans-logis de dormir la nuit sur la voie publique ». » Le peuple d’en bas, chapitre VI

Il n’est plus interdit de dormir sur la voie publique. Mais la plupart des bancs sont construits pour empêcher les SDF de s’allonger dessus. On les a même appelé "les bancs anti SDF".

Exemple de banc anti SDF


LES FILES D'ATTENTE DES RESTOS DU CŒUR
AU 21° SIÈCLE SONT LES MÊMES
QUE CELLES DE L’ARMÉE DU SALUT EN 1902


"L'armée du salut prise d'assaut un dimanche"tiré du livre "Jack London photographe"



La photo de la file d’attente devant l’armée du salut m’a particulièrement frappée. J’ai eu l’impression de voir un remake de ce que j’ai vécu en attendant mon tour le ticket de bénéficiaire des Resto du cœur à la main, dans le froid en hiver, sous le soleil en été, sous la pluie très souvent dans ma ville normande, Le Havre.

J'ai moi aussi fait observation participante après avoir été condamnée à 35000 euros par la justice Franceàfric et avoir été exclue 2 ans de mon poste d'institutrice pour être finalement révoquée 2 ans plus tard.

IpEaVàEaFàF Instit anti-violence exclue allant mendier: Après le CCAS, la CAF (Caisse d'Allocations Familiales)

#IpEaVàEaFàF L'épicerie sociale les Aubépines au Havre: une épicerie comme au temps de l'URSS

Au RSA, nous sommes exclus des Restos du Cœur pour la période été

Le mercredi, c’était le jour des bénéficiaires célibataires. Le jour où l’attente est la plus longue. Entre 20 minutes et 30 minutes d’attente pour avoir l’équivalent de 2 voir 3 jours de nourriture avec la plupart du temps des produits à la date de péremption dépassée.
Comme sur la photo de Jack London, la carte de bénéficiaire à la main nous devions la présenter à un homme. Si vous veniez à 9H alors que votre carte indiquait 14H le bénévole vous renvoyait. Et aucune excuse n’était valable. J’ai vu des personnes raconter qu’elles étaient malades et que donc elles avaient loupé le jour de rendez vous … rien n’y faisait… Elles ne recevaient le colis auquel elles avaient droit. Il fallait être là à l’heure indiquée quoi qu’il arrive et attendre 30 minutes en moyenne debout dehors les uns derrière les autres si l’on voulait pouvoir obtenir son colis alimentaire.
Alors quand on lit la description que nous fait Jack London de l’accueil d’entrée à l’armée du salut on est stupéfait par la ressemblance.
« A 7H et demie, la petite porte s’ouvrit et un soldat de l’Armée du salut passa la tête pour nous dire : « Vous n’êtes pas un peu cinglé de bloquer le passage comme ça, hein ! Ceux qui ont des tickets, vous pouvez entrer maintenant, les autres, revenez à 9 heures. »

L'armée du salut existe toujours. C'est une association humanitaire protestante qui s'occupe toujours des SDF. Au Havre, c'est même une des principales structures d'accueil.
Mais les places sont très restreintes alors la plupart des SDF dorment dehors.



LA FEMME SANS ABRI PHOTOGRAPHIÉE PAR LONDON
COMME CHRISTELLE ET SA COPINE QUI DORMENT DANS LA GARE DU HAVRE


Femme sans abri prise en photo par Jack London à Londres en 1902



Cette "vieille dame d'une cinquantaine d'année" sans abri que décrit Jack London me fait penser à ces deux femmes que j'ai vu récemment près de la gare qui me disaient :
"On dort là dans la gare mais pas longtemps. Ils ferment à 5H et on a peur d'être agressées parce qu'on est des femmes alors on est fatiguées tout le temps."

Christelle (nom inventé) dont j'avais déjà parlé dans 2 articles me présentait sa nouvelle copine de rue qui a plus de 70 ans.

La première fois que j'avais rencontré Christelle c'était l'été dernier devant la bibliothèque municipale, elle est toujours à la rue 1 an après, son assistante sociale ne lui a toujours pas trouvé de logement.
"
"Tous les jours j'appelle le 115. Il n'y a pas de place. Et en plus il n'y a plus rien pour manger ce soir"
Christelle vit avec son compagnon, sa fille et son gendre. Tous sont SDF.
Tous les jours, ils appellent le 115.
"Pas de place" leur répond-on au téléphone la plupart des fois.
Ils n'en peuvent plus. Ils sont épuisés.
Cette dame de 47 ans s'endort souvent d'épuisement.
Cet été à plusieurs reprises, je l'ai vu dormir près de la bibliothèque municipale."

Lire l'article : Le LH Forum d'Edouard Philippe et Jacques Attali coûte 1M€ quand les SDF du Havre dorment sur les trottoirs

EN 2017 EN PLUS DES FEMMES ET DES HOMMES

IL Y A DES ENFANTS SANS ABRIS




Les photos de Jack London sont impressionnantes, saisissantes. Elles ressemblent à ce que nous voyons dans les rues de nos villes. Sauf qu'en plus, en 2017, il y a des enfants.


En 2012, j'avais un élève Antonio qui apprenait à lire la journée en CP et qui dormait dehors la nuit.

2012, ANTONIO SDF DE 6 ANS EN FRANCE

Antonio, 6 ans, en CP dormait sur les trottoirs du Havre la nuit et venait à l'école la journée en 2012.
Je lui apprenais à lire le mardi et le jeudi.
Un enfant extraordinairement souriant et intelligent malgré ces épreuves terribles.
Son frère (5 ans) et sa sœur (4 ans) étaient comme lui. Toute la famille cherchait, dehors, chaque soir, une nouvelle planque ....
Le directeur de l'école Maréchal Joffre au Havre avait appelé tous les centres d’hébergements afin de trouver une place pour que la famille puisse dormir à l'abri.
Personne ne pouvait ou ne voulait les recevoir...
Dans l'urgence, l'école avait pris l'initiative de financer une nuit d’hôtel et j'en avais payé plusieurs autres ... (Cela... malgré les harcèlements de l'ONUCI Jean-Marie Bourry.... aider une famille de SDF c'est plus important que de se laisser racketter par un policier faussaire protégé par des juges receleurs de faux en écritures)
La famille d'Antonio a fini par trouver un restaurant abandonné et l'a squatté pour un temps.
Quelques mois plus tard, la famille d'Antonio a été de nouveau expulsé de ce logement de fortune.
Alors, il a fallu à nouveau chercher un endroit pour s'abriter ....

"MAÎTRESSE, JE PEUX RESTER POUR ÉCRIRE ?!"



Il arrivait qu'Antonio s'endorme, la journée, en classe. Il était épuisé.

Mais malgré cette dure vie, il avait un appétit d'apprendre énorme.
Il a très vite appris à lire (alors qu'il avait fait une seule année de maternelle et que ses parents ne parlaient pas un mot de français). Il me disait quand arrivait la récréation :
"Maitresse, je peux rester pour écrire" (Antonio enfant roumain SDF en CP)

TOUJOURS AUSSI MOTIVE à APPRENDRE

Quand je le croise parfois dans les rues du Havre, je constate que cet appétit d'apprendre est toujours réel. Je lui avais acheté des post-it pour qu'il devienne formateur lui-même en apprenant à lire à ses parents et sa famille en écrivant les noms des choses sur des étiquettes à apposer sur les objets.

2013 AUTRE ÉCOLE, AUTRES ENFANTS ROUMAINS DANS LA MISÈRE

 Nelly, 7 ans et sa sœur Ramona, 9 ans étaient à l'école Valmy en 2013/2014.

Dès 8H30, Nelly avait les yeux cernés.
Comme Antonio, elle était très fatiguée ...
Ce n'était pas très étonnant. Elle vivait dans un squat sans eau ni électricité !


Sans aucune aide sociale, sa famille ne pouvait survivre qu'en mendiant et en faisant les poubelles.
Actuellement, leur situation n'a pas changé.
La famille de Nelly et Ramona erre de squat en squat, mendie et fait les poubelles pour survivre...

Au Havre, avant l'année 2013, je n'avais jamais vu d'enfants dormir dehors.
Et je n'imaginais pas que cela puisse arriver un jour.
En 2013, nous voyions  des familles avec des matelas sur le bord du trottoir.

31000 ENFANTS SDF EN FRANCE


Ces familles, ces enfants qui dorment sous les étoiles, dans le froid au Havre font partie des 31000 enfants SDF en France (chiffre 2012 source Huffington post)

LIRE : 15 enfants-SDF sont morts en 2013. 31000 enfants dorment dehors en France dans l'indifférence générale



Une famille SDF dans les rues du Havre en septembre 2015
Des familles entières dans les rues de nos villes n'ont pas d'abri pour dormir et vivre.

Pourtant des tas de logements vides bordent nos rues...

En seulement quelques kilomètres dans presque toutes les villes de France nous voyons sur le chemin des personnes qui vivent dehors et qui n'ont pas d'abris et puis .... des logements avec des volets fermés à toutes les heures, des logements inoccupés...
Le Havre ne fait pas exception à la règle, sur le trajet le plus fréquenté du tramway qui va de la plage à la Gare, on voit des SDFs, surtout du côté de la Gare et .... très en vue .... un immeuble vide qui appartenait à l'UCJG une association qui proposait des studios à des jeunes précaires il y a encore 4 mois.
Sur la devanture de l'immeuble, en gros, est inscrit  "13 salariés au chômage".
Il y a quelques mois, avant la fermeture définitive, toutes les semaines étaient inscrits le nombre de jeunes n'ayant pas encore trouvé de solutions de relogements".
En quelques kilomètres, on a un résumé de la folie capitaliste. Des personnes qui dorment dehors alors que juste à côté d'eux des logements sont vides.... Le plus marrant ou le plus triste c'est que cet immeuble sans occupant est situé juste à côté du Palais de Justice.
Des logements conçus pour des jeunes précaires fermés pour faire plaisir à quelques promoteurs immobiliers qui ont vu dans cet immeuble situé en plein centre ville la poule aux œufs d'or ...

143000 PERSONNES SANS TOIT EN 2017 EN FRANCE


En France, les SDF intéressent tellement peu les autorités que l'on a de vieux chiffres, vieux de 5ans, 2012.
Même le 22 ° rapport de la Fondation Abbé Pierre de 2017 s'appuie sur des chiffres enregistrés en 2012 !
Donc en 2012, il y avait 143000 personnes qui dormaient dehors et 896000 qui n'avaient pas leur
propre logement.


"Parmi les 896 000 personnes privées de logement personnel, l’enquête Sans-domicile de l’Insee 2012 compte 143 000 personnes sans domicile" 22° rapport 2017 de la Fondation Abbé Pierre sur le mal logement
Ils doivent être certainement beaucoup plus nombreux en 2017 !
LIRE :

Pour chaque SDF dehors, combien de logements vides ? Un scandale d’État

115 ans après l'expérience de SDF de Jack London, rien ou presque n'a changé pour les plus pauvres en Occident. Des hommes, des femmes et même des enfants cherchent inlassablement un endroit un peu abrité pour se reposer, pour dormir ...

Laisser des personnes sans abri c'est donc une volonté délibérée des capitalistes. Le message est clair, si tu ne baisses pas la tête devant ton patron, si tu dénonces l’État...tu deviendras toi aussi SDF ...

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COMPLÉMENT




POUR LIRE L'INTEGRALITE DE L'OUVRAGE DE JACK LONDON LE PEUPLE D'EN BAS :

https://beq.ebooksgratuits.com/classiques/London-peuple.pdf




Comment les médias préparent les esprits à l’exclusion de l’Université des enfants d’ouvriers et de chômeurs ?

Université du Havre : j'y suis entrée avec un Bac STT et
sortie avec un Master mention bien
Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 18/07/2017













Depuis 1 mois on entend à la radio régulièrement que c’est la catastrophe parce que 87000 lycéens n’auraient pas d’affectation à l’université.

Ils insistent surtout sur un point, des bacheliers avec mention et notamment mention très bien n’ont pas d’affectation !

Mais pourquoi ce problème de soit disant manque de place à l'université et d'impossibilité d'accepter tous les bacheliers qui souhaitent s'inscrire à l'université ?


Il n’y a jamais eu de problème jusqu'à maintenant. On s’inscrivait dans la filière que l’on voulait en juin ou en septembre et dans l’université souhaitée.


En 1999 je m’étais inscrite à la fac de psychologie de Rouen alors que j’habitais Compiègne et que l’université de ma zone géographique était « Amiens » sans aucun problème. Et j’avais obtenu un bac technologique, pas un bac général.

En 2001, je me suis inscrite à l’Université du Havre en première année d’Histoire Sociologie au mois d’octobre (à la toute dernière minute juste avant la rentrée et ça n’a posé aucun problème!)

Pourquoi alors en 2017, 87000 jeunes n'ont pas d'affectation dans la filière qu'ils ont choisi à l'université ?

Vous aviez compris ? La ministre veut la sélection à l’université. Mais le mot sélection risque d’énerver de déclencher un mouvement étudiant à la rentrée alors elle appelle ça prérequis.

La présidente de la FCPE Liliana Moyano hier à la radio a dit :
« ça le pré requis c’est la sélection qui ne dit pas son nom »


Jusqu'à présent, l’idée était que le bac, n’importe lequel général, technologique ou professionnel permettait de s’inscrire dans n’importe quelle université dans n’importe quelle filière.

C’est cette politique d’ouverture, cette politique qui considère que « apprendre est un droit » et que l’État doit pouvoir permettre à chacun de découvrir ce qu’il souhaite quand il le souhaite qui m’a permis à moi, une ex élève en échec scolaire qui n’avait pas lu plus de 10 livres à l’âge de 20 ans, de découvrir l’histoire, de comprendre la révolution russe, l’esclavage dans l’antiquité, la révolte de Spartacus, le commerce triangulaire …

On peut être en échec au lycée et réussir très bien à l’Université parce qu' on se passionne pour un domaine non enseigné au lycée ou mal enseigné (ce qui arrive souvent) ou tout simplement parce que l’on a changé …

Ça a été mon cas. J’ai eu en trois années une double licence histoire et sociologie, sans redoubler en améliorant mes résultats d’année en année, en progressant chaque fois.
Et après avoir travaillé pendant quelques années, je me suis inscrite en 2009 en Master enseignement. J’ai obtenu ce master avec Mention Bien.

Je ne suis pas un cas à part.

On entend depuis un mois des spécialistes, des profs d’université répéter qu'il faut sélectionner à l'université, et que certaines filières ne sont pas préparées et qu'il faudrait donc mieux les exclure ces bacheliers des filières technologiques et professionnelles dès le départ.

On a même Gilles Roussel, Président de la Conférence des présidents de l'université, qui est invité par France Info pour faire l'apologie de la sélection à l'entrée à l'Université.

"Ce qu'on préconise, c'est de regarder le dossier de chaque étudiant. Un étudiant qui veut faire des mathématiques, par exemple, nous l'acceptons s'il a le bac S. C'est ce qu'on appelle un prérequis. En fonction des places restantes, on porte ensuite un regard plus précis sur les dossiers, pour voir si on accepte ou non les étudiants." Gilles Roussel interviewé par France Info


J’ai en effet le souvenir qu’en première année à l’université, la proportion d’élèves issus de milieux populaires fils d’ouvrier ou de chômeurs, était beaucoup plus importante que la seconde année.

Mais Pourquoi cela ?

Parce que tout est mis en œuvre pour les évincer de l’université dès les premiers partiels.

Je me souviens très bien de mes premières notes en histoire, des résultats catastrophiques, des 4/20, 8/20… Des notes pour démoraliser…
Je me rappelle très bien avoir été voir un prof d’histoire contemporaine et de lui avoir demandé des conseils et de l'aide pour améliorer la note qu’il venait de me mettre, un 4/20.
Il m’a demandé quel bac j’avais eu. Et là c’était foutu pour moi. Il m’a répondu :
« la fac n’était pas faite pour les bac STT »

Il fallait donc s’accrocher, ne surtout pas dire qu’on avait un bac technologique pour de pas multiplier les opérations de démoralisation et bosser.

Mais ce n’était pas impossible de réussir. L’attaque la plus importante était psychologique.

Et la plupart des titulaires d’un bac technologique sont touchés par ces attaques et abandonnent. Ils ne font pas l’année entière, ils quittent l’université ...

Si on réussit à passer ce cap des six premiers mois, après c’est plus facile. On progresse souvent bien plus vite que ceux qui ont toujours été « bon élève » et vivent sur des acquis. On s’investit, on découvre. La découverte est exaltante, presque jouissive.


C’est grâce à mes années à l’université que j’ai appris à rechercher efficacement des informations, à organiser des idées et les structurer pour écrire un texte compréhensible pour les autres…

Tout cela me sert tous les jours pour écrire des articles qui sont au service des sans voix, de ceux que l’on a empêchés d’apprendre à écrire.

La sélection à l’université, c’est le rêve de la bourgeoisie et de la Haute Formoisie. Permettre à leurs enfants d’être entre eux sans être parasité par les enfants des pauvres.

C'est déjà ce qui est organisé depuis la maternelle. L'école est faite pour favoriser les enfants de la Haute Formoisie. C'est pour cette raison qu'ils sont trois fois plus nombreux que les enfants d'ouvriers à l'université.

"À l’université, pour l’ensemble des filières, les enfants de cadres sont trois fois plus présents que les enfants d’ouvriers. Plus on s’élève dans les années, moins les jeunes de milieux populaires sont présents. Dans les classes prépas et les écoles d’ingénieurs, l’écart devient considérable : les enfants de cadres sont huit fois plus nombreux que ceux d’ouvriers(lire notre article sur les classes prépas). À eux seuls, les enfants de cadres occupent la moitié des places dans ces filières. Dans les écoles normales supérieures, ils sont vingt fois plus représentés que ceux d’ouvriers. De fait, on n’y trouve quasiment pas d’enfants de milieux populaires (2,7 % d’enfants d’ouvriers et 6,7 % d’employés)." Observatoire des Inégalités
Bien entendu, pour ces classes sociales privilégiés, ça n'est pas encore suffisant. Il faut encore sélectionner sur leurs critères et faire baisser le nombre d'enfants de pauvres à la fac.

Parce que les enfants d'ouvriers, d'employés ou de chômeurs sont très très minoritaires dans les filières générales.

"41 % des enfants de cadres supérieurs obtiennent un bac S, contre moins de 5 % des enfants d’ouvriers non qualifiés. Entre les bacheliers du milieu des années 1990 et ceux du début des années 2000, l’accès au bac a peu évolué. La situation s’est dégradée pour les milieux les plus populaires, les employés de service et les ouvriers non qualifiés. Chez ces derniers, la part de bacheliers de la filière S est passée de 6,4 à 4,6 %." (Observatoire des Inégalités)

Sans compter que d'exclure les élèves issus des filières technologiques et professionnelles de la fac, ça fait des économies… Il en faut bien pour faire des cadeaux fiscaux aux plus riches...


Pour faire accepter la pilule de l'exclusion des classes populaires de l'Université, l’État crée un système ayant pour conséquence que 87000 lycéens n’aient pas d’affectation pour la rentrée universitaire.

Et on fait mousser la dessus "des bacheliers avec mention très bien n’ont pas d’affectation..."

Et donc nous explique t-on il faudrait mettre en place la sélection à l’université.


Ça c'est ce que défendent Macron, Edouard Philippe, Frédérique Vidal et les médias à leurs bottes...
Le gouvernement Philippe se fout des étudiants qui ont eu leur bac au rattrapage et pire encore ceux qui n’ont pas de bac général   bac technologique ou professionnel…
Eux ne comptent pas pour la bourgeoisie, ce sont majoritairement des enfants de pauvres…
Alors ils peuvent rejoindre le nombre de chômeurs qui va en s’accroissant, ils peuvent rejoindre le nombre de jeunes SDF chaque année plus important…
Pas de bourse pour eux puisqu’ils ne seront pas inscrits en études supérieurs et pas de revenu minimum puisque ça n’existe pas pour les moins de 26 ans.

samedi 15 juillet 2017

Génocide au Rwanda : "On nous a demandé de livrer des armes aux génocidaires" l'officier français Guillaume Ancel témoigne

Guillaume Ancel, ex officier de l'armée française vient
de témoigner sur l'armement des génocidaires
rwandais par la France en 1994
Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 12/07/2017

"j’étais officier détaché
dans une unité de la Légion étrangère,
quand nous sommes partis
pour cette opération humanitaire,
la première partie de l’opération
était clairement destinée
à remettre au pouvoir
le gouvernement génocidaire."
Guillaume Ancel

"Je pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées en leurs noms."
Guillaume Ancel ex-membre des troupes françaises Turquoise de soutien aux génocidaires FAR


"La deuxième partie,
quand on a enfin renoncé
à remettre au pouvoir
ce gouvernement génocidaire,
on a juste protégé sa fuite
en créant une zone humanitaire.
Et, non seulement, les génocidaires ont pu
tranquillement aller se réfugier au Zaïre
- aujourd’hui la République Démocratique du Congo -
mais, en plus, on les a laissé organiser
l’exode de leur population
qui a quand même dû faire encore
à peu près 100000 morts supplémentaires."
Guillaume Ancel


« Les Français nous ont appris comment attraper les gens et comment les attacher ». Des Français se trouvaient également au « fichier central », au centre de Kigali, où se déroulaient des séances de torture... » Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p 13-15
"...pour moi c’est un sujet de complicité de génocide. On nous a demandé de livrer des armes aux génocidaires dans les camps de réfugiés. Moi, j’ai assisté à un système de une de ces livraisons, c’était la deuxième quinzaine de juillet 1994" Guillaume Ancel

"...ce qu’a révélé la revue XXI, et que même moi j’ignorais, c’est qu’il y a des officiers, qui sont beaucoup plus courageux que moi, qui ont rapporté au plus haut niveau de l’État major français qu’ils étaient contre cette politique et qu’ils ne comprenaient pas pourquoi on nous demandait de livrer des armes aux génocidaires dans des camps de réfugiés." (Guillaume Ancel)
"Mais avec la même hypocrisie mensongère de l’armée française (parlant d’"opération humanitaire" alors qu’elle est en train d’organiser un génocide), l’ONU parle d’embargo sur les armes tout en permettant à la France d’envoyer des armes aux tueurs.
C'est l'ONU qui a donné le feu vert à la France pour que la France intervienne au Rwanda."J.A. infra

Rwanda : un génocide Mitterrand DGSE armée française ! La vérité toujours censurée depuis 1994



23 ans après le génocide au Rwanda, nous commençons à avoir une partie de la vérité. Guillaume Ancel, officier de l'armée de terre est un des premiers à avoir eu le courage de témoigner des ordres venus du plus haut sommet de l’État leur enjoignant de livrer des armes aux génocidaires.
Son témoignage fait suite à celui du gendarme français Thierry Prungnaud en 2010.
Thierry Prungnaud dans la revue XXI expliquait que alors que le message des autorités françaises était "les Tutsis massacrent les Hutus", c était l'inverse que lui montrait la réalité. Le génocide visait ceux que les fascistes appelaient "Tutsis".

"Dans ce témoignage, le gendarme ne lance jamais d'accusation, s'en tient aux événements qu'il a vécus. A son arrivée, dans le cadre de Turquoise, Thierry Prungnaud
est mis à la disposition du Commandement des opérations spéciales qui dresse, selon lui, un ahurissant tableau de la situation. "Les Tutsi exterminent les Hutu. Nous sommes venus pour les protéger, mettre fin aux massacres. Mais nos forces sont encore insuffisantes pour jouer un rôle d'interposition", rapporte le gendarme.

A ce moment là, le génocide est presque achevé et Thierry Prungnaud progresse avec d'autres militaires dans l'ouest du Rwanda. Le 27 juin, il découvre un charnier dans un village, d'où tous les habitants tutsi semblent avoir disparu, sauf un homme muré dans le silence. C'est le révélateur pour le gendarme: "C'est un Tutsi. Ils ont tous été massacrés. On n'a rien compris!".

Les jours suivants, il affirme être empêché par sa hiérarchie de se rendre à Bisesero, où se cacheraient de nombreux rescapés tutsi. C'est alors qu'il désobéit.
Arrivé le 30 juin à Bisesero, il voit "des morts partout dans les hautes herbes, certains encore tièdes". Alerté, le commandement dépêche hommes et hôpital de campagne.
Selon le rapport d'un officier consulté par la revue, une patrouille était déjà passée à Bisesero trois jours avant et avait estimé à "environ 2.000" les rescapés tutsi. Le 30 juin, l'armée française ne dénombre plus que 800 survivants, rapporte Thierry Prungnaud. Ultime espoir du gendarme: témoigner de ce qu'il a vu. Convoqué en octobre 1994 au ministère de la Défense, il affirme qu'un général, dont il ne cite pas le nom, lui a dit: "Vous oubliez tout. Vous mettez tout à la poubelle.""

Mais les donneurs d’ordre et leurs amis organisent l’omerta et le mensonge depuis 23 ans.





Le témoignage de Guillaume Ancel est donc très précieux pour la vérité historique et le jugement des criminels.
En 1994 Guillaume Ancel avait 28 ans.
Il était officier quand il est parti au Rwanda. Il venait d'intégrer le 68° régiment d'artillerie d'Afrique.
L'opération turquoise auquel il a participé est appelée "humanitaire", sauf que juste avant de partir Guillaume Ancel avait compris que l'objectif de l'armée n'était pas "humanitaire".
" A Nîmes, la veille de son départ, Ancel reçoit une feuille de route d’une autre nature, confidentielle : il doit préparer au plus vite un raid sur Kigali. Il n’est pas dupe : «Prendre une capitale, c’est rétablir les autorités sur place.» Celles qui orchestrent donc le génocide, héritières d’un régime soutenu depuis quatre ans par Paris." Libération
En 2014, cet ex officier écrit un roman  "Vents sombres sur le lac Kivu" qui raconte l'opération turquoise au Rwanda de manière romancée. La même année, en avril il témoigne dans France Culture sur le rôle que la France a joué dans le génocide au Rwanda. A l'époque, le Point donne une tribune au colonel Hogard pour tenter de discréditer les dires de Guillaume Ancel.
En 2017, Patrick de Saint Saint-Exupéry remet le rôle de la France dans le génocide au Rwanda dans l'actualité avec son enquête sur les livraisons d'armes de l'armée française aux génocidaires.
Quelques médias ont décidé, suite à ce travail d'enquête de Patrick de Saint Saint-Exupéry, de reprendre l'information.  France Info a interviewé Guillaume Ancel.
C'est cet enregistrement qui est ici publié et commenté.
 Ce dossier se nomme "« Réarmez-les ».














Guillaume Ancel : « On ne peut que constater que 23 ans après le génocide au Rwanda, nous ne connaissons toujours pas le rôle que la France a joué.
Je pense qu’il serait grand temps, qu’on arrête de dire aux Français ce qu’ils devraient penser et qu’ils jugent par eux- même.
C’est-à-dire d’ouvrir les archives, de faire la lumière sur ce qui s’est passé et d’arrêter d’être dans ce déni permanent d’une réalité auquel moi j’ai assisté
."

 On ment aux Français, on manipule l’information concernant le rôle de la France en Afrique.
Guillaume Ancel réclame la vérité historique. Pour cela, il est indispensable d’ouvrir les archives et de faire circuler dans les médias les véritables informations sur ce qui s’est réellement passé dans les années 90 au Rwanda ; quel a été le rôle exact des dirigeants français dans ce génocide. A commencer par celui de Mitterrand, Balladur, Hubert Védrine et Simone Veil, la n°2 du gouvernement génocidaire que les médias encensent actuellement à l'occasion de sa mort.

MENSONGE MARQUE DE FABRIQUE FRANCEàFRIC

Le mensonge est une marque de fabrique des médias français concernant la Franceàfric.
Pour ce qui est du génocide au Rwanda, Guillaume Ancel fait remarquer que il a fallu 23 ans pour qu’une petite partie de la vérité soit révélée mais on sait très peu de choses.
Si tout est mis en œuvre pour empêcher la vérité historique, c’est parce que ceux qui sont au pouvoir actuellement en France sont les successeurs de ceux qui ont commis le génocide au Rwanda.
La politique Franceàfric n’a jamais cessé.
Tous les moyens sont toujours mis en œuvre par la France, coup d’état, assassinat, financement de terroristes ...  pour permettre aux patrons français de continuer de faire d’énormes bénéfices dans ce qui n’est pour eux qu’un énorme camp de travail où ils peuvent payer les Africains des salaires 20 fois inférieurs à ceux des travailleurs français.
L'Etat français était le donneur d'ordre du génocide du Rwanda comme il est le donneur d'ordre des terroristes MNLA Ansardine au Mali comme au Burkina à Samorogouan.
L’Élysée, la DGSE et l’armée française sont bien sûr les premiers responsables du génocide au Rwanda.
Guillaume Ancel : Je ne vais prendre qu’un exemple, j’étais officier détaché dans une unité de la Légion étrangère, quand nous sommes partis pour cette opération humanitaire, la première partie de l’opération était clairement destinée à remettre au pouvoir le gouvernement génocidaire.
On pourrait dire qu’on en avait parfaitement conscience alors qu’en réalité la DGSE avait largement informé le gouvernement de l’époque
.
Le terme « opération humanitaire » utilisé par l’armée vise à masquer leur participation au génocide.
C’est une technique souvent utilisée pour brouiller les pistes et qui permet aux médias de mentir aux Français en leur faisant croire que la France est un État généreux qui vient en aide aux Africains. Quand, en réalité, elle commet des crimes.
C'est la même technique que Hollande et le général Puga ont utilisé au Mali pour installer officiellement leurs milices terroristes au pouvoir au Mali. MNLA sous leur sigle de l'attaque, Ansardine sous les déguisements MIA, HCUA, CMA et même RPM, section malienne de l'Internationale Socialiste dont un député jihadiste Ahmada Ag Bibi s'est fait élire à l'Assemblée Nationale du Mali..... comme membre du parti gouvernemental qui prétend...... combattre le terrorisme.
IBK et la DGSE ont réussi à faire élire député l'ex porte parole du pire des chefs terroristes du Mali, Iyad Ag Ghali.
C'est la continuation de la méthode de camouflage utilisée au Rwanda.
Guillaume Ancel le dit lui même, l’objectif était de « remettre au pouvoir le gouvernement génocidaire ».
La décision a, bien entendu, été prise au plus haut niveau de l’État. L’armée française a exécuté les ordres qui venait du gouvernement de l’époque. Les responsables sont le Parti Socialiste représenté par François Mitterrand alors Président de la République, le RPR parti politique qui a changé de nom et s’appelle maintenant Les Républicains, et l'UDF.

Guillaume Ancel : La deuxième partie, quand on a enfin renoncé à remettre au pouvoir ce gouvernement génocidaire, on a juste protégé sa fuite en créant une zone humanitaire. Et, non seulement, les génocidaires ont pu tranquillement aller se réfugier au Zaïre - aujourd’hui la République Démocratique du Congo - mais, en plus, on les a laissé organiser l’exode de leur population qui a quand même dû faire encore à peu près 100000 morts supplémentaires.
Guillaume Ancel dit clairement que tout a été mis en place pour aider les génocidaires.
« La solution finale » a été préconisée par les extrémistes hutus proches de la famille Hobyarimana.
Mehdi Ba dans son livre « Rwanda un génocide français » nous donne des précisions sur l’aide apportée aux génocidaires :
«  La passivité et la complaisance de la France dans la consolidation de ce régime
d’apartheid sont soulignés par les rapporteurs lesquels étayent leurs conclusions par un témoignage émanant d’un certain Janvier Afrika un tueur repenti qui travaillait « directement pour la présidence ».Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p 13-15
Deux militaires français entraînaient les Interahamwes.
« Les Français nous ont appris comment attraper les gens et comment les attacher ». Des Français se trouvaient également au « fichier central », au centre de Kigali, où se déroulaient des séances de torture... » Medhi Ba Un génocide français 1997, Editions l’esprit frappeur p 13-15

Nous n’avons pas eu connaissance d’un désaveu clair des responsables politiques de l’époque : ni Mitterrand ni Hubert Védrine n’ont désavoué ces « conseillers en génocide », ni Édouard Balladur, ni Nicolas Sarkozy ministre du budget, n’ont démenti avoir missionné ces assassins. Ni François Léotard n’a annoncé que plaintes avaient été déposées contre ces criminels soldats français.
Bien au contraire, Nicolas Sarkozy dans la 2° moitié de juillet 1994 s’inquiétait de trouver un endroit pour faire atterrir ses avions : le porte-parole du gouvernement savait évidemment de quelle livraison il s’agissait, et de quelle urgence il était question.

Guillaume Ancel : Et, alors là, c’est, à mon avis, l’épisode le plus indéfendable parce que ce n’est pas un manque de confusion ou de clairvoyance, pour moi c’est un sujet de complicité de génocide.
On nous a demandé de livrer des armes aux génocidaires dans les camps de réfugiés. Moi, j’ai assisté à un système de une de ces livraisons, c’était la deuxième quinzaine de juillet 1994.
En fait, je revenais d’une mission d’exfiltration qui c’était mal passé. Quand j’arrive sur la base de G, le commandant adjoint du détachement me demande de détourner l’attention des journalistes. Parce que, je le cite, « un convoi d’armes va partir vers le Zaïre ». Je le fais. Je fais ce qu’il m’a demandé parce que je n’ai pas eu le temps de réagir plus que ça et le soir au débriefing qui a évidemment été très dur, vous imaginez dans ces opérations les débriefes sont très, sont nécessairement assez compliqués. Je demande des explications sur ce sujet et là j’entends les commandants du groupement m’expliquer que on livre des armes à ces hommes qui ont conduit les massacres parce que il faut éviter qu’ils ne se retournent contre l’armée française. C’est pas en les réarmant qu’on les rendra moins dangereux. Ça ne tient absolument pas la route. Et je comprends à ce moment là, qu’ils ne font qu’exécuter des directives qui viennent au plus haut niveau de l’État.

Nous avons ici le témoignage précieux de Guillaume Ancel, officier dans l’armée française, missionné au Rwanda, à qui on demande de « détourner l’attention des journalistes parce qu’un convoi d’armes va partir vers le Zaïre ».
Il obéit. Il n’a pas le courage qu’auront certains de ses collègues qui ont refusé d’obéir aux ordres. Mais il témoigne maintenant.
Il a su le soir même pour quelle raison on lui avait demandé de détourner l’attention des journalistes, c’est parce que les armes que l’armée française envoyait, elles étaient destinées aux génocidaires. Son témoignage est précieux. Il permet de connaître la vérité historique.

Guillaume Ancel : C’est pour ça que la révélation de la revue XXI et les annonces que vous avez faites sur le fait que ces trafics ils ont été financés, ils ont été tracés, c’est bien la preuve qu’il y a eu un manque total de clairvoyance du gouvernement de cohabitation de l’époque et que maintenant, ils s’enferment dans un déni total plutôt que d’oser expliquer aux Français les décisions qu’ils ont prises à l’époque.
Ce n’est pas un manque de clairvoyance du gouvernement Balladur de cohabitation de l’époque puisque c’est lui qui a pris les décisions avec Mitterrand et Védrine. Le fait que le gouvernement Balladur s’enferme dans un déni total est l’attitude de beaucoup de criminels. Le naïf Guillaume Ancel voudrait que des criminels viennent expliquer à la population qu’ils étaient censés représenter qu’ils ont agi comme des criminels !
Guillaume Ancel : Il n’y a qu’un point qui m’ennuie un petit peu dans les mises en accusation, dans les mises en examen, pardon, dont on a parlé, c’est que je trouve un peu dommage qu’on s’en prenne à mes compagnons d’armes. Je suis solidaire d’eux parce que de toutes les façons j’y étais et voilà j’ai participé à ces actions. Je pense que eux ont fait ce que l’on attendait d’eux. Même si un officier est forcément responsable des ordres qu’il donne, il faut se rappeler que on était dans le cadre d’une politique qui était décidée au plus haut niveau de l’État.
Guillaume Ancel a en partie raison quand il explique que l’on s’en prend aux militaires et pas aux vrais responsables qui sont les responsables politiques. Oui tous les membres du gouvernement de l’époque devraient être jugés et ils le seront par des Juges Délégués Révocables après la Révolution. Au lieu de ça toute la presse encense Simone Veil actuellement alors qu’elle était numéro 2 du gouvernement français au moment où celui ci a organisé le génocide au Rwanda.
Hubert Védrine n’est toujours pas en prison ni même poursuivi.
Les partis politiques responsables ont continué à régner en France depuis le génocide. Le PS vient tout juste de se prendre une défaite électorale majeure aux deux dernières élections. Le Premier Ministre actuel, Edouard Philippe appartient au nouveau RPR renommé Les Républicains.
La journaliste : Donc, ce que vous dîtes, c’est que les militaires en place n’avaient pas le choix, ils devaient obéir.

Guillaume Ancel : Ah bah écoutez ce qu’a révélé la revue XXI, et que même moi j’ignorais, c’est qu’il y a des officiers, qui sont beaucoup plus courageux que moi, qui ont rapporté au plus haut niveau de l’État major français qu’ils étaient contre cette politique et qu’ils ne comprenaient pas pourquoi on nous demandait de livrer des armes aux génocidaires dans des camps de réfugiés. Et, c’est là où ce rapport arrive à l’Élysée et où un homme de l’Élysée HV, sans doute Hubert Védrine, met cette mention terrifiante « appliquer la directive ».
Vous vous rendez compte de ce que ça signifie.
Ça veut dire qu’il y avait une directive de fournir des armes à des génocidaires dans les camps de réfugiés alors qu’on est sous un mandat humanitaire avec embargo des armes de l’ONU. Voilà.

Hubert Védrine était secrétaire général de l’Élysée à l’époque. On a la preuve directe qu’il a donné l’ordre d’appliquer la directive qui consistait à réarmer les génocidaires. Mais c'est le Président de la République François Mitterrand qui est le premier responsable, c'est évidemment lui qui a donné l'ordre à Hubert Védrine de mettre la mention "appliquer la directive".
C’est l’entourage de François Mitterrand qu’il faut faire parler. Pour l’instant seuls des militaires ont témoigné.
Pourtant Guillaume Ancel ne prononce jamais le nom de François Mitterrand.
Journaliste : Guillaume Ancel puisque vous parlez du pouvoir politique. Devant la commission de la défense le 16 avril 2014, Hubert Védrine, donc ancien Secrétaire général de l’Élysée, a reconnu que les livraisons d’armes s’étaient bien poursuivies après le début des massacres mais tout en disant que ça n’avait rien à voir avec le génocide. Qu’en pensez-vous ?
Guillaume Ancel : Écoutez ce que j’en pense. C’est que ce n’est pas la peine d’avoir fait Saint Cyr pour comprendre que, quand on arrive sur un territoire, que les gens qui ont du sang jusqu’au cou, qui se vantent des massacres qu’ils ont conduit - on en a eu exemple dans les collines de Biséséro où on a vu les forces gouvernementales qui massacraient la population civile – pour comprendre que les gens que l’on nous demande d’aider sont ceux qui organisent les massacres.
Ce qui explique la totale réticence de l’armée française. Et aujourd’hui on les a mis dans une situation extrêmement délicate parce que, en gros, pendant 22 ans ils ont été obligé de couvrir ce secret d’État. Maintenant, c’est délicat de leur demander de raconter la réalité qu’ils n’ont jamais pu dire pendant toutes ces années, voilà.
Donc je pense qu’il y avait, enfin très clairement, on avait toutes les informations pour changer de politique. Et si ça n’a pas été fait, ça doit être justifié par des raisons que je ne comprends toujours pas.

La question du journaliste est étrange. On dirait qu’il cherche à dédouaner Hubert Védrine en répétant ses propos mensongers comme si ils pourraient être vrais.
Guillaume Ancel nous prouve dans sa réponse que il était impossible d’imaginer une seule seconde que les personnes à qui l’armée française livrait des armes étaient autre chose que les génocidaires. Quand Guillaume Ancel dit « ce qui explique la totale réticence de l’armée française », il donne une vision faussée du rôle qu'a eu l'armée française. Ce n’est qu’une toute petite partie de l’armée française qui a refusé les ordres. La grande majorité a obéi sans broncher. De la même façon que les militaires actuellement au Mali participent au recyclage des terroristes MNLA et Ansardine.

Ensuite, Guillaume Ancel nous indique qu’on aurait demandé pendant 23 ans aux membres de l’armée de couvrir ce secret d’État.
Un vrai journaliste lui poserait des questions pour savoir quelles ont été les pressions exercées par l'Etat français pour demander aux militaires de se taire mais les journalistes qui l'interrogent ne lui posent aucune question là dessus.
Guillaume Ancel dit ne pas comprendre l’omerta qui a continué à régner sur le Rwanda. Les Africains qui subissent la Franceàfric le comprennent très bien. La politique française en Afrique n’a pas vraiment changé. Le génocide sanitaire organisé par la Franceàfric depuis 25 ans a fait 100 millions d’enfants morts. Plus de morts que le génocide au Rwanda qui a fait 800000 morts dont la France est aussi responsable. Donc l'omerta sur le génocide au Rwanda est très facile à comprendre. Les gouvernants français sont une bande de gangsters criminels en Afrique et comme dans toutes les bandes de gangsters, on ne dénonce pas son collègue gangster pour se protéger.


Journaliste : Guillaume Ancel, la livraison d’armes dont vous avez parlé, livraison d’armes aux génocidaires rwandais était avant ou après l’embargo décrété par l’ONU sur les armes ?
Guillaume Ancel : Alors écoutez, ça c’est passé dans la deuxième quinzaine de juillet, donc techniquement, c’est juste à la fin du génocide. Mais toujours sous embargo (en même temps on entend la voix de la journaliste dire « après l’embargo » et donc il répond « non on est toujours sous embargo ») et de toute façons, ce sont les unités qui ont conduit les massacres.
Donc, même si le génocide est terminé - génocide que on ne reconnaît pas d’ailleurs - la France, à ce moment là, on sait que ce sont des massacres de grande ampleur mais on a tout fait pour parler de génocide beaucoup plus tard.
Mais, enfin, on voit bien que les gens qui sont là sont des criminels. Donc, leur livrer des armes est complètement inepte.
La question du journaliste suppose que l’ONU serait une organisation pacifiste qui n’aurait rien à voir avec les crimes en Afrique. Sauf que l’ONU est une organisation qui travaille de concert avec la Franceàfric pour les intérêts des esclavagistes. Ce sont eux qui ont permis le coup d’état de la France en Côte d’Ivoire en 2011/ 2012.
C'est l'ONU qui transportait l'or des terroristes de Guillaume Soro pour franchir les frontières et armer les milices Forces Nouvelles.
C'est l'ONU de Jean-Marie Bourry qui lançait des appels à la radio ONUCI le 16 décembre 2010 pour inciter les naïfs pro Ouattara à venir manifester pacifiquement dans une manifestation qui était une attaque à mains armées (Kalachnikov Lance-Roquettes) pour prendre d'assaut la télévision ivoirienne RTI. (vidéo originale interdite en France. qqn en a fait une copie)

Mais avec la même hypocrisie mensongère de l’armée française (parlant d’"opération humanitaire" alors qu’elle est en train d’organiser un génocide), l’ONU parle d’embargo sur les armes tout en permettant à la France d’envoyer des armes aux tueurs.
C'est l'ONU qui a donné le feu vert à la France pour que la France intervienne au Rwanda.

Journaliste : en 2016, Guillaume Ancel vous avez publié une lettre ouverte au Président de la République et dans cette lettre ouverte vous réclamiez une véritable ouverture des archives sur le Rwanda. Aujourd’hui, on en est loin ?

Guillaume Ancel : Clairement, vous savez, c’est assez incroyable.
Un chercheur qui a demandé à accéder à des documents importants suite à l’annonce de cette ouverture, on lui a écrit que les documents étaient ouverts mais non consultables.
Or, ça me rappelle une politique que l’on m’a demandé d’appliquer quand je suis arrivé ensuite sur le siège de Sarajevo que j’ai raconté dans un livre. J’ai reçu l’ordre de riposter sans tirer, voilà.
On est à peu près dans cette même logique totalement irrationnelle, on a fait des trucs indéfendables et on raconte totalement son contraire en espérant que les Français s’en contenteront. Je pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées en leurs noms.
Guillaume Ancel dit quelque chose qui touche à la justice populaire. Il dit : « Je pense qu’à un moment, il faut accepter que les Français aient le droit d’être seuls juges des interventions qui ont été menées en leurs noms. »
Comme le souligne Guillaume Ancel, les Français doivent pouvoir savoir ce que leurs gouvernants ont fait comme crimes au Rwanda et en général tous les crimes qu’ils font en Afrique. Encore faudrait-il pour cela qu’il y ait des médias véritablement indépendants.
Ensuite les Français devraient être en colère parce que les crimes comme le dit si justement Guillaume Ancel ont été faits en leur nom.
Enfin ces criminels ne seront pas jugés par des Français mais par des Africains qui sont les victimes de ces monstres, au Nuremberg de l’Afrique par des Juges délégués révocables choisis par la population.



LES CRIMINELS AUTEURS DU GÉNOCIDE AU RWANDA SONT TOUJOURS LIBRES ET MÊME AU POUVOIR EN FRANCE


François Mitterrand, commandant en chef du génocide au Rwanda, a eu droit à un enterrement en grande pompe, aux louanges des médias qui le considéraient comme un grand homme. Alors qu'il n'est qu'un gangster Franceàfric criminel des Africains.

Aucun des ministres du gouvernement responsable du génocide, le gouvernement Balladur, n’a été jugé. Charles Pasqua et Simone Veil sont décédés sans jamais avoir été jugés. Simone Veil est encensée par les médias. Elle est entrée au Panthéon alors qu'elle était numéro 2 du gouvernement Balladur en 1994.
Les autres s'en tirent très bien. Ils ont des postes importants, en Europe ou en France.
Michel Barnier est actuellement Commissaire européen au marché intérieur et aux services.
Nicolas Sarkozy est membre du Conseil Constitutionnel Français.
François Bayrou était il y a encore quelques semaines ministre de la justice. Il a dû démissionner pour une affaire d'emploi fictif, ce qui révélateur de ce qu'est devenu notre pays, nos médias, nos partis politiques et syndicats....
Français Bayrou n'a pas démissionné pour avoir participé à un gouvernement génocidaire mais pour une histoire d'emplois fictifs !
En France, il est  plus grave de détourner l'argent public que de participer à un génocide ! C'est pareil pour François Fillon, il a été épinglé par le Canard Enchainé pour un scandale d'emplois fictifs mais jamais pour sa participation dans un gouvernement ayant participé au génocide du Rwanda ni pour sa participation au coup d'état contre Gbagbo.

Hubert Védrine qui a donné l’ordre d’armer les génocidaires est toujours en liberté.

Tous ces criminels seront jugés au Nuremberg de l’Afrique par des Juges Délégués Révocables.